Le 1er septembre, jour des littératures de l’imaginaire francophones

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(Illustration par Laurent Emonet)

« Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de SFFFH francophone » arrive à grands pas. C’est l’occasion pour moi de rappeler la genèse et le but de cette opération littéraire.

Il y a 3 ans, les auteurs québécois Patrice Cazeault et Amélie Dubé ont eu l’idée brillante de déclarer le 12 août « Journée du livre québécois », incitant les lecteurs de la Belle Province à acheter des ouvrages rédigés par des écrivains « de chez eux ». Inspirée par ce trait de génie, je me suis dit qu’il pourrait être intéressant d’organiser un événement un peu similaire, mais cette fois destiné à mettre en avant les littératures de l’imaginaire francophones (ou SFFFH) et leurs auteurs (Français, Québécois, Belges, Suisses, ou étrangers et ayant le mérite de maîtriser assez notre langue pour s’y exprimer brillamment par écrit).

Pour quelle raison ? Tout d’abord parce qu’en France, ces genres sont encore injustement mal aimés et sous-estimés. On les considère encore et à tort comme de la littérature « de seconde zone », de qualité moyenne. Cela est bien entendu une erreur magistrale ! Ensuite, parce qu’il est lassant, voire, exaspérant, de lire que les auteurs francophones ne sont pas bons dans ces genres. Non, les anglophones ne sont pas les seuls à savoir nous faire rêver, voyager ou frissonner avec leurs romans/recueils de SF, fantastique ou horreur ! On reproche aux francophones, et plus particulièrement aux Français (notamment dans leurs œuvres cinématographiques) d’être trop axés sur le réel ou le quotidien, des aspects qui peuvent sembler soporifiques et ne pas vraiment faire rêver. Si cela est parfois vrai (mais pas toujours), les choses sont bien différentes en matière de littérature. Là, les thèmes abordés sont variés, originaux, surprenants et d’une qualité au moins équivalente à celle des textes de leurs homologues Anglais, Américains ou Canadiens, notamment.

Cela est particulièrement évident dans les « fan fictions » dédiées à d’illustres auteurs anglophones. J’en veux pour preuve, par exemple, les anthologies « Nouvelles Peaux » (parue aux éditions Luciférines) ou la collection « Calling Cthulhu » (aux éditions L’ivre-Book).  Les textes qu’elles contiennent sont largement dignes des auteurs à qui elles rendent hommage (Poe et Lovecraft) : très bien écrits, sombres, inventifs et surprenants. Et tous leurs auteurs sont francophones (de naissance ou non) !

Pour être honnête, depuis que je suis moi-même auteur et que j’ai découvert une multitude de petites maisons d’éditions axées sur les littératures de l’imaginaire, je ne lis presque plus de romans/recueils d’auteurs étrangers. Les auteurs francophones talentueux sont assez nombreux dans mon entourage proche ou lointain pour me permettre de varier mes lectures et de faire de belles découvertes littéraires sans jamais me lasser. Mention spéciale à mes compères Fossoyeurs de Rêves, dont je suis fan des écrits depuis de nombreuses années et dont je ne peux que vous recommander les publications.  🙂

L’opération littéraire du 1er septembre a pour « ambition » de permettre aux lecteurs de découvrir de nouveaux auteurs francophones de SFFFH grâce à des promotions et des mises en lumière de certains titres. Bien entendu, il ne s’agit que d’un minuscule coup de pouce, mais en unissant nos forces et en persévérant, nous finirons par obtenir un résultat ! Cette opération s’adresse principalement aux « petites » maisons d’éditions et librairies indépendantes francophones, qui ont davantage besoin de publicité que leurs confrères bien implantés et dont les parutions sont abondamment relayées par la presse.

De nombreux éditeurs et quelques libraires ont joué le jeu dès la première édition de l’opération « Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de SFFFH francophone » en proposant des promotions diverses sur leurs sites ou dans leurs boutiques. Cette année encore, ils seront au rendez-vous, plus nombreux encore pour cette troisième édition (et je les en remercie).

Parmi eux : Elenya Editions (France), L’ivre-Book (France), Walrus (France), Les Editions Les Six Brumes (Québec), OVNI (France), les Editions Luciférines (France), Dreampress (France), la Librairie Monet (Québec), Les Editions du Riez (France), Nutty Sheep (France), les Editions Voy’El (France), Séma Editions (Belgique), Les Editions du Petit Caveau (France), les Editions Underground (France)…

D’autres noms se joindront d’ici peu à cette liste. De nombreux auteurs auto-édités proposeront eux aussi des promotions variées. Les offres promotionnelles des éditeurs et libraires seront ajoutées au fur et à mesure de leur annonce et seront regroupées sur la page Facebook de l’événement, où vous pouvez vous inscrire dès à présent.

Joignez-vous à nous et faisons ensemble du 1er septembre LA journée des littératures de l’imaginaire francophones ! Il y a tant de nouveaux talents à découvrir dans ces genres que vous ne le regretterez pas !

 

Qu’est-ce que la combustion spontanée ?

Régulièrement, j’aborde dans ce blog des thèmes liés au « monde de l’étrange », souvent présents dans les littératures de l’imaginaire. Après les châteaux écossais hantés, les revenants de l’Ohio, les NDE et le vaudou, place aujourd’hui à la combustion spontanée.
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Définition : On utilise le terme de combustion spontanée lorsqu’un corps prend feu « de l’intérieur » sans qu’aucune cause (matière en ignition et/ou produit inflammable) ne semble en être responsable. Ce phénomène n’a été que très peu observé dans l’histoire, mais possède néanmoins des témoins visuels, dont il est malheureusement difficile de pouvoir vérifier l’exactitude.

Des faits surprenants

Les témoins ayant assisté à des cas de combustion humaine spontanée décrivent que les victimes, bien portantes, ont soudainement pris feu, sans que rien ne puisse expliquer ce phénomène.

Les corps ou parties du corps brûlés ont la particularité d’être entièrement réduits en cendres, ce qui est particulièrement surprenant, car une température de 1650 degrés est nécessaire pour cela…

Parmi les autres faits mystérieux entourant ce phénomène, il a été constaté que la plupart du temps, les victimes sont retrouvées dans une position naturelle, assises ou couchées, comme si elles n’avaient pas eu le temps de se débattre. En outre, à part des traces de suie, peu de dégâts sont observés dans leur environnement.

Certains points communs relieraient tous les cas : une très grande majorité des personnes concernées sont soit des personnes âgées vivant seules, soit des personnes de moins de 30 ans dont le tempérament suicidaire serait avéré. En outre, un grand nombre d’entre elles souffriraient d’alcoolisme.

Comment est-ce possible ?

Bien entendu, les esprits les plus créatifs y voient l’intervention de la magie noire ou du vaudou, par l’intermédiaire desquels des sorciers auraient la capacité de brûler à distance les entrailles de leurs ennemis grâce à des poupées ou des rituels sataniques. D’autres sont convaincus qu’il s’agit d’attaques d’esprits frappeurs prenant la forme de boules de feu.

Des explications bien plus rationnelles existent pour tenter d’élucider ce phénomène.

L’addiction à l’alcool de certaines victimes de combustion spontanée a été avancée comme explication, mais cette hypothèses n’a pu être scientifiquement prouvée. Absorber une grande quantité d’alcool est certes néfaste pour la santé, mais n’a jamais fait « brûler » au sens propre l’estomac ou le corps de qui que ce soit ! L’état psychologique fragile de nombreuses autres victimes a lui aussi été mentionné. Ont-elles été traitées avec des antidépresseurs dont des molécules auraient mal réagi dans certains organismes ? Cette théorie quelque peu farfelue n’a jamais pu être démontrée.

L’une des deux thèses les plus plausibles reste celles d’une défaillance de certaines cellules humaines qui transformeraient mal l’énergie, créant d’infimes explosions menant à l’embrasement de tout le corps.

L’autre hypothèse est celle d’un « effet de mèche ». Ce phénomène pourrait être provoqué par une cigarette, par exemple. Dans un premier temps, la cendre tombée sur une victime brûlerait localement de manière rapide sur une zone à fort pourcentage graisseux. Ensuite, de courtes flammes pourraient être propagées sur d’autres zones du corps par l’intermédiaire des vêtements. Cela pourrait expliquer pourquoi les extrémités (non couvertes) sont généralement retrouvées intactes.

Chaque année, environ 2 victimes de combustion spontanée sont signalées en France. Dans le monde, elles seraient plus de 50, mais ce chiffre reste difficilement vérifiable.

Aucune explication précise n’a pour l’instant pu être fournie sur les causes exactes de cet étrange phénomène, qui continue de diviser les scientifiques et d’alimenter les rumeurs les plus folles… Un jour peut-être, parviendrons-nous à percer ce mystère qui demeure l’un des plus énigmatiques.

(Illustration réalisée par Batkilla pour L’Imaginarius, Article initialement paru dans le fanzine L’Imaginarius en juin 2012)

 

« Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de SFFFH francophone » – 3ème édition en préparation

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La 3ème édition de l’opération littéraire « Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de SFFFH francophone » est déjà en préparation.

Si vous ne la connaissez pas encore, cette opération consiste tout simplement, comme son nom l’indique, à inciter les lecteurs à acheter au moins un livre ou ebook de SFFFH francophone ce jour-là, afin de soutenir et découvrir les nombreux talents de la francophonie dans les divers genres des littératures de l’imaginaire.

(Pour ceux qui l’ignoreraient, l’acronyme SFFFH signifie : Science-Fiction, Fantastique, Fantasy, Horreur).

Si vous souhaitez y participer en tant que maison d’édition et éventuellement, proposer des offres promotionnelles ce jour-là, n’hésitez pas à m’en informer par message privé, par l’intermédiaire de Facebook.

Je tiens à nouveau à remercier les auteurs Amélie Dubé et Patrice Cazeault, créateurs du génial « Le 12 août, j’achète un livre québécois », qui m’ont inspiré cette idée.

N’hésitez pas à vous inscrire dès à présent sur la page Facebook de l’événement et à faire circuler ce lien auprès de vos contacts, SVP. Par avance, merci à tous.

Longue vie à la SFFFH francophone !

Sur les traces des revenants de l’Ohio

Après un tour d’horizon des châteaux les plus hantés d’Ecosse dans un précédent article, direction les Etats Unis et plus précisément, l’Ohio. Pourquoi l’Ohio ? Tout simplement parce que cet état américain est celui où est répertorié chaque année le plus grand nombre de manifestations paranormales. Suivez le guide… sur les traces des revenants de l’Ohio !

L’Ohio, situé dans la zone du Middle West (en rouge sur la carte ci-dessous) a depuis bien longtemps la réputation d’être un repaire pour revenants. Parmi les nombreuses villes qui composent cet état, Athens serait la principale source d’activité ectoplasmique.

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Le cimetière de la ville, le Simms Cemetery, est connu pour abriter un étrange spectre vêtu d’une robe à capuche dissimulant partiellement son visage. Ce fantôme serait celui de John Simms, l’un des dirigeants de la ville, nostalgique de la période de l’esclavage. Il est tristement célèbre pour avoir fait exécuter de nombreux afro-américains par pendaison dans ce même cimetière. On raconte que, par certaines nuits de pleine lune, il errerait dans les lieux et s’amuserait à effrayer les visiteurs en les pourchassant.

La légende précise même qu’au bout des cordes servant à pendre les condamnés, toujours solidement fixées à un arbre du Simms Cemetery depuis la fin du 19ème siècle, il est possible d’apercevoir parfois les silhouettes des pendus se balancer dans le vide…

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Le Simms Cemetery

Le cimetière d’Athens ne serait pas le seul lieu de la ville où d’étranges phénomènes se produiraient. L’Ohio University a elle aussi la sinistre réputation d’être un lieu hanté. Une ancienne employée décédée depuis fort longtemps aurait été aperçue à son bureau par plusieurs étudiants. Des membres de l’équipe de basket féminine de l’Université, décédées dans un accident de bus, continueraient quant à elles de rire et de jouer au ballon dans les couloirs de l’établissement, à la nuit tombée.
Parmi les histoires les plus troublantes, mentionnons la fermeture de la chambre 408 du campus. Elle aurait été condamnée après que ses occupants successifs ont relaté des déplacements d’objets, des apparitions étranges ainsi que des murmures nocturnes incessants dans cette pièce. Précisons-le, elle fut il y a une quarantaine d’années le lieu de résidence d’une étudiante adepte de la magie noire, décédée dans ladite chambre dans de mystérieuses circonstances…

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Autre lieu, autres phénomènes… Le cimetière de The Ridges, l’hôpital psychiatrique de la ville, aurait été durant fort longtemps le lieu de rencontre de groupes de sorcières qui se réunissaient près des tombes des malades. On raconte qu’elles utilisaient l’énergie qui se dégageait de cet endroit où auraient été enterrés des patients sur lesquels le personnel médical aurait illégalement pratiqué des expériences.  Depuis, d’innombrables témoins affirment avoir vu les fantômes des anciens pensionnaires de l’établissement errer entre les pierres tombales.

Si vous voulez vous faire peur en visitant l’Ohio, Maumee est également la ville qu’il vous faut, puisqu’elle est regroupe de nombreux lieux dits hantés ou clairement destinés à faire frissonner les touristes grâce à des mises en scène.
La brasserie-restaurant Maumee Bay Brewing Company fait partie des lieux les plus connus de la ville pour être le théâtre de hantises. En effet, un sympathique marin ainsi qu’une forme féminine spectrale et inquiétante auraient été aperçus à de nombreuses reprises par les clients… Ceci dit, on ne précise pas après combien de verres les clients ont vu ces fantômes ! Plus crédibles sont les témoignages des anciens propriétaires des lieux, qui ont tous affirmé avoir croisé au moins une fois dans les couloirs de l’établissement le spectre d’un mystérieux chef indien…

Enfin, pour observer des « fantômes » sans risquer l’infarctus, rendez-vous à Terror Town, une​ maison « hantée » par des acteurs en chair et en os, déguisés en revenants et mis en scène dans divers scénarios destinés à donner la chair de poule aux touristes en mal de sensations fortes. Pour plus d’informations : ​http://www.terrortown.net/ .

A la découverte… des châteaux hantés écossais

Ceux qui me connaissent savent à quel point j’adore voyager et combien j’apprécie tout ce qui touche au paranormal & à l’étrange. Je vous proposerai de temps en temps quelques articles au travers desquels je vous ferai découvrir des villes étrangères ou françaises ainsi que les bizarreries qui sont réputées s’y produire

Aujourd’hui, direction l’Ecosse (pays que j’affectionne particulièrement), dont 1/3 des 5.2 millions d’habitants croiraient à l’existence des fantômes, d’après plusieurs enquêtes…
Si votre conception des vacances est d’espérer avoir le grand frisson en tentant de croiser quelques revenants, voici les endroits où séjourner ou à visiter.

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(Illustration réalisée par Batkilla pour L’Imaginarius)

Le Shieldhill Castle est un magnifique hôtel 4 étoiles, situé à mi-chemin entre Edimbourg et Glasgow. Très prisé pour accueillir des conférences et des mariages, en raison de son cadre et du luxe de sa décoration intérieure, il n’est cependant pas un hôtel comme les autres : on murmure que le fantôme de la fille de ses propriétaires hanterait ses couloirs depuis plusieurs années. Vous désirez vérifier cette information par vous-même et passer une ou plusieurs nuits dans cet établissement ? Consultez le site du Shieldhill Castle.

Le Borthwik Castle, manoir médiéval du 16ème siècle, fait lui aussi partie des hôtels de luxe écossais dont la réputation de hantise n’est plus à faire. Situé non loin d’Edimbourg, cet établissement de 10 chambres posséderait lui aussi son propre fantôme. La Chambre Rouge est celle où l’activité paranormale serait la plus troublante, à tel point que les propriétaires du lieu ont fait appel à un prêtre exorciste dans les années 80. Certains prétendent que l’ectoplasme de Marie Stuart, Reine d’Ecosse hanterait l’endroit, où elle vécut longtemps. Une autre version raconte que cette étrange manifestation d’outre-tombe serait celle du fantôme d’une jeune servante, maîtresse d’un Lord Borthwick avec qui elle aurait eu un fils, et qui continuerait d’errer dans les couloirs du château. Elle aurait été enfermée dans la chambre rouge avec son enfant et tous deux y seraient morts de faim.

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(Illustration réalisée par Batkilla pour L’Imaginarius)

Le Grand Hall du château est également un lieu où de nombreux témoins auraient vu des formes spectrales et entendu d’étranges bruits de pas… alors qu’il n’y avait personne. Pour vous faire une idée par vous-même, il vous en coûtera la modique somme de 184 euros la nuit au minimum. Et oui, les fantômes aiment le luxe !

A seulement 200 mètres du célèbre village Néolithique de Skara, découvrez la Skail House, qui défie les éléments sur la côte des Orcades depuis plus de 5000 ans. On raconte que ce splendide hôtel particulier serait hanté par une étrange forme spectrale que de nombreux visiteurs auraient pu apercevoir. Ouvert au public d’avril à septembre, ce château peut être visité, mais aussi loué pour des mariages ou des réceptions privées.
Pour plus d’informations, cliquez ICI.

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Situé dans la région de l’Aberdeenshire, le château de Delgatie serait depuis fort longtemps le lieu de résidence d’un fantôme aux cheveux rouges, que des soldats auraient même vu durant la seconde guerre mondiale. Terrorisés par cette apparition, ils auraient tous quitté le château sans même prendre la peine de remettre leurs chaussures ! Si vous désirez vérifier par vous-même ces rumeurs, le château est ouvert aux visiteurs tous les étés.

Le Château de Fyvie, croisement entre un manoir et un château fort, se trouve non loin d’Aberdeen et a depuis bien longtemps la réputation d’avoir un locataire bien étrange : un fantôme joueur de trompette se manifesterait régulièrement à l’une des fenêtres du bâtiment.

Près de là, à Frasenburgh, se situe le Musée des Phares Ecossais, à côté duquel trône la Wine Tower. C’est de cette tour que parfois, lors de nuits de tempêtes, vous aurez peut-être vous aussi la chance d’entendre des sons de cornemuse joués par le fantôme du fiancé d’une jeune suicidée, qui se serait jetée du haut de l’édifice.

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Le Château de Ballindalloch possède quant à lui la particularité d’abriter non pas un, mais quatre revenants ! Édifié au 16ème siècle, il est connu pour les nombreuses apparitions d’une jeune femme assez pacifique vue à maintes reprises dans la Chambre Rose. Un homme à cheval a été plusieurs fois aperçu dans la cour du château par des promeneurs. Certains racontent que chaque nuit, à des heures différentes, il ferait une apparition de plusieurs minutes. Dans la salle à manger, une forme verte et lumineuse ressemblant à une silhouette de femme serait quant à elle venue fréquemment troubler le dîner de ses occupants. Enfin, la silhouette fantomatique d’une jeune femme sortant du château pour traverser ensuite le pont d’Avon avant de disparaître a été signalée à plusieurs reprises, y compris par des ouvriers travaillant à la construction d’un autre pont tout proche.

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Si vous décidez de visiter les lieux « hantés » les plus emblématiques d’Ecosse, vous devrez vous rendre à l’incontournable Château de Glamis qui a tout simplement la réputation d’être le plus hanté du pays ! Lieu de résidence de la Reine Mère d’Angleterre durant ses jeunes années et théâtre de l’intrigue de Macbeth, célébrissime oeuvre de William Shakespeare, ce château peut être visité de mars à décembre. Logé dans la vallée de Strathmore, il abriterait une dame grise. On raconte également qu’un enfant difforme surnommé « Le Monstre de Glamis » aurait été séquestré durant toute son existence dans l’une des chambres du château et que, par certaines nuits de lune noire, il est possible d’apercevoir son spectre errer dans les couloirs.

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(Le Château de Glamis – Source : Etrangelegende.canablog.com)

Si vous voulez vérifier la véracité de ces légendes et tenter d’apercevoir quelques revenants écossais, sachez que l’Office National du Tourisme de l’Ecosse vous propose même des circuits organisés pour vous guider vers les sites ayant la réputation d’être les plus hantés du pays !
Pour en savoir plus, connectez-vous au site de l’Office du Tourisme

Les chats noirs dans la littérature, la BD, au cinéma et à la télévision

La parution d’Awen, novella fantastique mettant en scène un écrivain et un chat noir à l’attitude particulièrement troublante, est l’occasion pour moi de revenir sur la présence des chats noirs dans la littérature, la BD, au cinéma et à la télévision.

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Commençons par un peu d’histoire…

Les chats noirs ne laissent personne indifférent. Adorés ou détestés, parfois craints, ils sont l’objet de multiples légendes depuis le Moyen-Age où on les associe au Diable. Une très ancienne légende serait à l’origine de cet amalgame : Aradia, la fille de Lucifer, aurait été envoyée sur terre en compagnie de son chat noir afin d’enseigner la pratique de la magie noire aux humains. La légende est tenace, car depuis cette lointaine époque, le chat noir n’a cessé d’alimenter les plus folles rumeurs.

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(A droite : illustration réalisée par Batkilla pour le webzine L’Imaginarius)

Dès le 13ème siècle, l’église organise des campagnes de lutte contre la sorcellerie et le chat noir, en raison de son pelage sombre, est désigné comme le compagnon des sorcières. De nombreuses femmes accusées d’êtres des sorcières seront brûlées en compagnie de leurs félins noirs. Le seul fait de posséder cet animal rendait suspect et pouvait être une raison invoquée pour risquer le bûcher. Il faut dire que les croyances populaires de l’époque donnaient aux sorcières tout comme au Diable le pouvoir de se transformer en chat noir à volonté.

De nos jours encore, le chat noir est toujours associé au monde des morts et à la magie puisqu’il reste l’un des symboles incontournables de la fête païenne d’Halloween.  

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Pourquoi la couleur noire du chat est-elle associée au Mal ?

Cette crainte remonterait à l’Egypte Ancienne et aux invasions éthiopiennes qu’elle aurait subies. La peau noire de leurs ennemis aurait été dès lors indissociable des notions de terreur, de deuil et de souffrance…

Le fait d’être une créature nocturne a d’ailleurs contribué à renforcer les croyances selon lesquelles le chat, et plus particulièrement le chat noir, allait de maison en maison pour dérober les âmes des braves citoyens endormis. De multiples légendes, toutes aussi inventives et farfelues les unes que les autres, sont dès lors associées au chat noir. On raconte que ses poils sont couverts de poison, que ses griffes et ses dents contiennent un venin mortel. Si vous croisez un chat à minuit pile : pas de chance, c’est Satan en personne qui se manifeste pour vous proposer d’acheter votre âme ! D’une manière générale, croiser un chat noir, que ce soit à un carrefour ou non, de jour ou pire encore la nuit est symbole de malchance depuis plusieurs siècles.

Seuls quelques poils blancs sur le pelage d’un chat noir peuvent néanmoins le rendre « fréquentable », car ils sont interprétés depuis le Moyen-Age comme un signe de Dieu !

Heureusement, s’il a de nombreux détracteurs, le chat noir a aussi des inconditionnels. 

Si certains lui prêtent des vertus magiques positives, leur façon d’en profiter est assez surprenante : afin d’éviter le retour d’un lumbago ou bien encore guérir l’épilepsie il suffirait de manger du chat noir, affirmait une vieille légende française !

Moins barbare, une légende bretonne raconte qu’arracher un poil blanc sur un chat noir serait une façon idéale pour attirer la chance et devenir riche. D’autres légendes du Sud de la France affirment que suivre un chat noir en pleine nuit est le moyen idéal pour qu’il vous emmène jusqu’à un lieu rempli de pièces d’or ! Il est un porte-bonheur en Gironde, où on dit qu’il suffirait de posséder un chat noir pour s’assurer chance et longévité.

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Le chat noir et la littérature

La littérature a mis à profit toutes les inquiétantes légendes qui entourent ce mystérieux félin au pelage sombre. Edgar Allan Poe a utilisé la terreur qu’il peut engendrer chez l’homme dans une nouvelle intitulée « Le Chat noir ». Cela ne l’empêcha pas d’être un amoureux des chats noirs et l’heureux propriétaire de Cattarina, qui aurait inspiré cette histoire.

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Dans « Blues pour un chat noir », Boris Vian imagine un félin alcoolique, vulgaire et doté de la parole. « Le Chat noir » d’Alain Roué relate quant à lui l’histoire d’un homme qui découvre un chat noir enfermé sous une trappe dans une ambiance baignée de superstition et de peurs. Dans « Le Chat noir laqué », Marc Rombaut plonge le lecteur dans la sombre histoire d’un mystérieux meurtre. Mikhaïl Boulgakov imagine quant à lui le personnage de Béhémot, chat noir sournois et bavard, dans « Le Maître et Marguerite ». 

Ray Bradbury, auteur notamment de « Fahrenheit 451 » était lui aussi un inconditionnel des chats noirs, tout comme l’écrivain français Georges Pérec, à qui l’ont doit « La Disparition ».

Le chat noir dans la BD

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(Poussy, créé par le dessinateur belge Peyo)

Nombreux sont les chats héros de bandes dessinées. Parmi eux, nous citerons le très populaire Garfield, imaginé par Jim Davis, Le chat du Rabbin de Joann Sfar ou bien encore l’illustre Tom de « Tom et Jerry ».

Néanmoins, les chats noirs sont bien moins nombreux a avoir pris vie sous le crayon des dessinateurs . Peut-être afin de les rendre moins « effrayants », les chats noirs héros de BD sont presque tous dotés de taches blanches ! Les plus célèbres d’entre eux sont Poussy, créé par Peyo, Hercule du tandem « Pif et Hercule » de Jose Carbrero Arnal, sans oublier le chat de Gaston Lagaffe imaginé par Frankin.

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Le chat, le petit et le grand écran

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(Félix le chat)

Tout comme dans la BD, peu de chats entièrement noirs ont eu le privilège de devenir des stars de la télé. Le plus populaire reste néanmoins Salem, fidèle compagnon sorcier de Sabrina dans la série américaine « Sabrina l’apprentie sorcière ».

C’est sous forme de dessins animés que les félins noirs (dotés là encore de taches blanches) sont les plus connus à la télévision. L’un des premiers à y apparaître fut Félix le Chat, de Otto Mesmer, suivi par Sylvestre, l’ennemi juré du canari Titi, imaginé par Fritz Freleng.

Sur grand écran, Figaro, fidèle compagnon noir et blanc de Gepetto dans « Pinocchio », dessin animé de Walt Disney, fait partie des plus célèbres félins animés.

Et…

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N’oublions pas que Le Chat Noir est également le nom d’un cabaret de Montmartre dont l’affiche de l’une des tournées, illustrée par Steinlen, est mondialement connue.

Lieu de rencontres des plus célèbres peintres, musiciens, poètes et écrivains français à la fin du 19ème siècle, il tiendrait son nom d’une rencontre entre un chat noir abandonné dans les locaux du bâtiment et Rodolphe Salis, le futur propriétaire des lieux, le jour où ce dernier l’aurait visité pour la première fois. Le chaton en serait alors devenu la mascotte. Ce nom ferait également référence à la nouvelle de Poe qu’affectionnait particulièrement Salis.

Pour en savoir davantage sur ce sujet, je vous conseille la lecture de « Une Histoire du chat : De l’Antiquité à nos jours » par Laurence Bobis, qui récapitule avec érudition toutes les légendes liées aux chats.

« Le Dictionnaire des superstitions et des croyances populaires » de Pierre Canavaggio recèle lui aussi quelques pages fort instructives où sont rassemblées les nombreuses superstitions en rapport avec les chats, noirs ou non.

Et pour découvrir un chat noir « pas comme les autres » et assez inquiétant, lisez « Awen », novella fantastique parue aux éditions L’ivre-Book !

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Quelques astuces pour trouver rapidement son nom de plume (ou les noms de ses personnages)

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J’ai fait le choix dès ma première publication de conserver mon véritable nom pour signer mes ouvrages. Certains préféreront au contraire utiliser un nom de plume afin de conserver leur anonymat ou pour ne pas troubler leurs lecteurs s’ils publient déjà sous leur véritable nom des écrits très différents. Utiliser un pseudo pour signer des romans d’horreur peut s’avérer judicieux si on a déjà entamé sous son vrai nom une carrière d’auteur jeunesse, par exemple.

Si vous vous demandez quel pseudo choisir, ces deux sites proposent de vous donner un petit coup de pouce :

  • Behind the Name génère des noms aléatoires en fonctions des critères que vous aurez choisis (pays d’origine, genre littéraire…).
  • Générateur d’anagrammes permet de créer un pseudo à partir de votre propre nom (ou de tout autre nom de votre choix, bien entendu).

Je les ai testés tous les deux et les résultats semblent concluants. Ce type de site fonctionne évidemment très bien aussi pour trouver les noms de vos personnages.