Pourquoi j’ai choisi d’être publiée aux éditions L’ivre-Book et ne le regrette pas

À tous ceux qui seraient tentés de dire dès le départ que je fais une tentative de « fayotage » auprès de mon éditeur au travers de cet article, nul besoin de gaspiller votre venin. Après avoir publié un recueil et deux novellas depuis 2013 chez LIB, une autre novella et un roman (notamment) y seront publiés cette année. Si j’avais voulu « fayoter » (et ce n’est pas trop mon style), je l’aurais donc logiquement fait avant !

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Maintenant que nous partons sur de saines bases, je tenais depuis un moment à expliquer les raisons qui m’avaient poussée à frapper à la porte des éditions L’ivre-Book et à y rester. Pourquoi ces explications ? Tout d’abord parce que Joe, un ami « apprenti auteur » canadien, m’a récemment posé la question, et parce qu’après avoir parfois lu tout et n’importe quoi sur cette maison d’édition, j’avais envie d’apporter mon point de vue.

J’ai découvert L’ivre-Book (ou LIB) un beau jour par l’intermédiaire de mon compère Fossoyeur de Rêves Romain Billot, qui l’avait choisie pour publier son premier recueil, Les Contes du Grand-Veneur. Faisant une confiance aveugle au jugement de mes camarades, j’ai tenté ma chance à mon tour en soumettant mon premier recueil, « La main du diable et autres contes macabres » à Lilian Ronchaud, le Grand-Manitou de L’ivre-Book, qui l’a aimé et publié peu de temps après.

Là, j’ai découvert une maison d’édition « pas comme les autres ». Après avoir croisé des éditeurs escrocs ou incompétents (parfois les deux à la fois), je venais enfin de tomber sur un passionné, quelqu’un qui n’avait pas choisi d’ouvrir une maison d’édition uniquement pour se publier lui-même, comme le font certains éditeurs (parfois très talentueux… mais parfois beaucoup moins…).

Tout d’abord, j’ai eu le plaisir de m’apercevoir que chez LIB, on privilégie avant tout les relations humaines. Ici, pas de chichis : on peut discuter « d’égal à égal » avec son éditeur sans devoir attendre des lustres avant d’obtenir une réponse. On peut faire modifier un détail sur la couverture d’un ouvrage ou proposer des suggestions sans se faire envoyer balader comme un tas de bouse ! Et puisque les relations humaines sont un facteur important, les auteurs de la maison ont la chance de pouvoir se réunir dans quelques groupes « secrets » et d’échanger sur leurs publications, leurs réussites ou problèmes (qu’il s’agisse d’un souci technique avec Word ou un blog, un problème épineux de grammaire à résoudre…)

Et comme l’entente entre les auteurs est globalement plutôt bonne dans cette joyeuse petite famille littéraire, vous trouverez toujours une oreille attentive pour vous venir en aide… et vous ferez sans doute quelques amis en or au passage.

Autre point positif chez LIB : les ebooks comme les quelques livres papier publiés sont proposés à des prix respectueux des lecteurs et de leur budget. Si les ebooks sont nombreux (plus de 200 titres à ce jour), je dis « les quelques livres papier », car LIB est avant tout une maison d’édition numérique et ses titres papier sont imprimés à la demande des auteurs, notamment pour faciliter leur participation à des salons littéraires.

Les prix débutent à 0,99 centimes pour des nouvelles en numérique pour atteindre à peine plus d’une dizaine d’euros pour des publications papier (romans ou recueils). Pas mal, non ? Forcément, tout le monde y gagne : les auteurs, heureux de pouvoir présenter leurs œuvres à des prix accessibles (et donc d’en vendre plus) et les lecteurs, qui ne se sentent pas pris pour des vaches à lait en passant à la caisse !

Vous vous dites que les écrivains de LIB doivent forcément se faire arnaquer sur leurs droits d’auteurs (appelés DA dans le milieu) pour pouvoir pratiquer des tarifs si raisonnables. Eh bien, vous faites fausse route ! Les auteurs perçoivent 40% du prix de vente de leurs œuvres numériques achetées sur le site de L’ivre-Book et 20% lorsqu’elles sont achetées sur d’autres sites (type Amazon, Bookeen…) en raison des frais demandés par ces intermédiaires. Si vous l’ignorez, je précise que ces pourcentages sont bien supérieurs à ceux généralement proposés par la plupart des autres éditeurs. Vous pourrez facilement faire la comparaison vous-même.

Alors quoi ? Quel est le problème ? L’éditeur oublie de vous payer pour compenser ? NON ! Si vous l’avez lu quelque part, on vous aura menti, puisque chez LIB, les DA sont versés deux fois par an ET SANS AVOIR BESOIN DE LES RÉCLAMER !!! (Vous noterez mon insistance avec l’emploi volontaire de majuscules.)

Si vous aimez les salons littéraires réussis, vous ne serez pas non plus déçu par LIB, qui tient généralement un stand aux Aventuriales de Ménétrol (près de Clermont-Ferrand, en Auvergne), au salon Fantasy en Beaujolais (à Crêches-sur-Saône, près de Mâcon) et à Poitiers.

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(Une partie de la joyeuse équipe de LIB aux Aventuriales de Ménétrol, en septembre 2015)

Pour avoir participé l’an dernier aux deux premiers de cette liste, je peux vous affirmer que Lilian Ronchaud sait choisir ses salons littéraires et a le chic pour réunir une sacrée équipe d’auteurs. Honnêtement, jamais je n’ai vu une ambiance pareille, où rires, bonne humeur (et quelques verres, il faut l’avouer) ont égayé ces rencontres. Si vous en doutez, je dispose de nombreuses photos pour le prouver et d’une multitude de témoins, qui ont encore des crampes dans les abdos à force d’avoir ri ! Le public était lui aussi au rendez-vous, avec de belles ventes à la clé pour les auteurs présents.

Quant à l’accueil qui nous a été réservé par Lilian et son épouse Nathalie… que dire sinon qu’il a été absolument excellent.

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(Quelques auteurs de l’équipe de LIB et toujours de la bonne humeur, au salon Fantasy en Beaujolais 2015)

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Chez L’ivre-Book, on déconne, mais on sait aussi se montrer sérieux lorsqu’il le faut, notamment durant cette table ronde sur le thème de la créativité ( aux côtés notamment de Sire Cédric, Salon Fantasy en Beaujolais 2015)

À titre personnel, j’ajouterais que la totalité de ma familia littéraire, les Fossoyeurs de Rêves, a choisi d’être publiée chez cet éditeur et lorsqu’on connaît notre réputation de casse-pieds ultra exigeants, si nous sommes satisfaits, c’est bien que cette maison d’édition vaut le détour. Outre « Les contes du Grand-Veneur » de Romain Billot, précédemment évoqués, et l’une de ses nouvelles dans l’anthologie Vol. 1 « La Chasse Volante » , on peut ainsi y trouver les romans « Le tueur des rails » et « La mémoire du tueur » de Sylvain Johnson, ou « La voix », une nouvelle de John Steelwood, dans la seconde anthologie « Calling Cthulhu ». Ma nouvelle « La première colonie » et une novella lovecraftienne intitulée « Le magicien » viennent se joindre à cette liste (qui va évoluer pour nous tous au cours de l’année).

Si l’horreur, le trash ou même le fantastique ne sont pas votre dada, pas de souci ! L’Ivre-Book publie également de la SF, de la romance, du policier, de la fantasy, du western, du post-apo et bien d’autres genres encore. Pour vous faire par vous-même une idée du catalogue proposé, rien de mieux que d’aller jeter un coup d’œil au site de la maison d’édition.

Je précise que je n’ai été ni payée, ni menacée, pour écrire cet article (non, mon chat n’a pas été kidnappé pour me forcer à le rédiger, puisque je n’ai même pas chat !). Ma motivation est très simple : vous faire partager ma joie d’avoir trouvé une maison d’édition honnête, où les auteurs sont respectés et où plane un certain esprit de famille. Bien entendu, il y aura toujours des râleurs (connus parfois sous le nom d’ « emmerdeurs ») pour trouver le moyen de chouiner ou de critiquer haineusement tel ou tel aspect qui ne leur plaît pas (même si chouiner sans trop sans raisons est très humain -très français, même ^^- et nous arrive un jour à tous). À ceux-là (les quelques rares « haineux », pas les chouineurs), je dirai simplement, allez vous faire f… passez votre chemin et allez voir ailleurs, puisque vous pensez que c’est mieux.  🙂

Einstein-langue

Voilà, vous savez désormais tout ou presque sur cette très chouette maison d’édition pas comme les autres et pourquoi je m’y sens si bien.

Et si vous êtes curieux d’en savoir davantage sur mes écrits, rendez-vous tout simplement sur mon blog, ma page Facebook ou le site des Fossoyeurs de Rêves.

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4 réflexions sur “Pourquoi j’ai choisi d’être publiée aux éditions L’ivre-Book et ne le regrette pas

  1. Pingback: Pourquoi j’ai choisi d’être publiée aux éditions L’ivre-Book et ne le regrette pas | Sylvain JOHNSON

    • La publication papier s’effectue exclusivement à la demande des auteurs et, est payante (les tarifs variant selon le nombre de pages de l’ouvrage). Une fois les livres imprimés, j’imagine que les auteurs québécois sont en mesure de participer à n’importe quel salon du livre où ils choisiront de s’inscrire eux-mêmes, tout comme les auteurs français ou belges.

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