« Délais de réponse, de soumission, soumissions simultanées… Que faire ? (2. Quelque chose) »

Article de Lionel Davoust publié sur son blog le 30/07/2015

Merci à Pascaline qui me l’a fait découvrir. 🙂

« La veille, donc, je me suis montré antipathique en donnant des réponses qu’en général personne ne veut.

Aujourd’hui, nous allons examiner ce qu’on peut réellement faire dans un marché toujours plus saturé de soumissions éditoriales, avec des supports qui se raréfient, et ce notamment dans le cas du roman (même si j’ai tendance à recommander d’attaquer par des nouvelles), où il est quand même difficile d’en écrire treize en attendant d’être publié (… même si c’est ce qu’a fait Brandon Sanderson, donc…).

La règle d’or reste toujours le respect de conditions de soumission de l’éditeur. Renseignez-vous ! Parfois, celles-ci autorisent les soumissions simultanées : cherchez ces éditeurs-là et allez-y gaiement. Parfois, celles-ci mentionnent clairement que toute absence de réponse au bout de quatre, six, huit mois valent refus ; prenez-les au mot et renvoyez votre travail ailleurs. Mais si celles-ci exigent une exclu sur la lecture pendant six mois, jouez le jeu en connaissance de cause. Et, bien sûr, si l’on vous demande trois chapitres plus synopsis, envoyez trois chapitres plus synopsis. Pas le livre entier. Jamais.

Reste le cas difficile du silence radio. Que faire pour obtenir des nouvelles de son oeuvre ?

De manière générale, si l’on laisse s’écouler un temps de traitement raisonnable, il n’est pas interdit de relancer poliment. (J’insiste. Poliment, bordel.) Nous sommes entre êtres humains de bonne compagnie et l’éditeur comprend que vous ne pouvez pas non plus lui garder votre livre jusqu’en 2050. L’idéal est de l’attraper en personne sur un festival, de se présenter courtoisement, d’expliquer qu’on a envoyé un livre à telle date, et qu’on n’a pas encore reçu de nouvelles, est-ce normal ? La réponse la plus probable sera « Oui, nous sommes en retard sur le traitement des soumissions. » (Les éditeurs sont généralement en retard sur les soumissions, ce n’est pas parce qu’ils s’en fichent, c’est parce qu’ils 1) en reçoivent un volume ahurissant et 2) doivent faire tourner la maison au jour le jour, ce qui est plus prioritaire que tout le reste, et c’est normal.) « Relancez-nous dans n mois. » C’est aussi simple.

Pas la peine de dire en soumettant votre travail qu’en l’absence de réponse sous mois, vous vous réservez le droit de soumettre ailleurs ; cela vous fait paraître procédurier. On s’en doute bien. Relancez au bout du délai que vous vous êtes fixé ; ensuite, si vous ne recevez aucun signe de vie malgré deux ou trois relances courtoises et bien espacées dans le temps, alors sentez-vous libre d’aller ailleurs. Si l’éditeur se réveille, il ne pourra alors pas vous en vouloircomme évoqué hier : vous l’avez amplement prévenu. Et si, malgré tout, le texte est encore disponible quand il vous fait une offre, tout le monde sera content.

Maintenant, se pose la question suivante : qu’est-ce qu’un temps de traitement raisonnable ? 

Aaaah…

POUR LES NOUVELLES

S’il s’agit d’un appel à textes pour un projet donné (anthologie) : déjà, en règle générale, il vaut mieux toujours privilégier les projets annonçant une date de publication, un éditeur, n’importe quelle forme de calendrier. Les appels du genre « on cherche à amasser des manuscrits pour l’instant, mais on les publiera peut-être un jour » débouchent rarement sur du concret. Rien n’empêche de participer, mais ne vous laissez pas bloquer à long terme, surtout si, au bout du compte, rien ne sort jamais nulle part. Quand il y a un calendrier, notamment une date limite de rendu des textes, cela donne une idée du moment où les responsables vont commencer à trier les soumissions et donc d’à partir de quand il est légitime de s’impatienter.

Pour un support à soumission continues (revue, webzine), c’est forcément plus flou si rien n’est annoncé.

Il y a quinze ans, quand j’ai commencé (fichtre) la moyenne de temps de traitement dans la profession était de trois mois pour les nouvelles. Nous nous imposions ce délai pour Asphodale, comme le faisait Galaxies. Aujourd’hui, j’ai l’impression que c’est plutôt le minimum. La limite basse me semble donc trois mois, et c’est même probablement un peu tôt pour s’interroger. Quatre mois me semble un bon délai pour commencer à demander ce qu’il en est. (Toujourspoliment, hein.)

En revanche, si le projet qui vous intéresse a publié un calendrier (clôture des soumissions au moins n, parution au moisn + 6, par exemple), visez quelque part entre les deux. La fabrication (mise en page et impression) d’un livre prend un (si l’on est très rapide) à deux mois. Il faut aussi compter les corrections avec les auteurs en amont, ce qui prend du temps. » […]

Lisez la suite et l’intégralité de cet article sur le blog de Lionel Davoust.

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