Le manuscrit, cet obscur objet du délire

Jean-Fabien, auteur sans succès

manuscrits

Pendant très longtemps, j’ai imaginé que si seuls 3% des livres publiés étaient le fait d’écrivains inconnus envoyant leurs écrits comme une bouteille à la mer, c’était à cause d’un verrouillage du monde de l’édition, rétif à l’idée d’inviter de nouveaux convives à la grande fête de la culture littéraire, où l’on se gavait de petits fours et de champagne rosé.

J’étais moi-même passablement meurtri dans mon amour propre de voir systématiquement refusé les manuscrits que j’envoyais aux différents éditeurs de la place parisienne (bande de salauds, ils savaient pas ce qu’ils rataient).

Je suis aujourd’hui assez persuadé que c’est beaucoup plus compliqué que cela.

La sélection d’un manuscrit

Il paraît qu’un éditeur comme Gallimard reçoit un manuscrit toutes les dix minutes (sauf en mai, parce qu’il y a trop de jours fériés). Je me souviens d’un écrivain publié chez Grasset me dire que son Directeur éditorial avait sur son bureau…

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