Nouvelle chronique de « La main du diable et autres contes macabres », par Au Coeur de L’Imaginarium

10521462_536439283148394_739020085826475119_n  Merci au blog littéraire Au cœur de L’Imaginarium pour cette chronique très positive et détaillée de mon recueil, et notamment à Ninahon, qui l’a rédigée.

Elle écrit :

« Ce recueil est pour moi une vraie réussite. Oui certains pourront dire que j’ai gâché ma critique en donnant trop vite mon avis… Mais si un avis se limitait à un « j’ai aimé » ou « je n’ai pas aimé » ce serait triste non ?

Donc oui c’est une réussite. L’auteur a un style qui m’a vraiment plu. Elle sait assez développer son histoire pour vous laisser comprendre certains points importants sans que cela ne gâche tout. Et pour moi cela est vraiment très bon signe ! Les histoires s’appuient pas mal sur des classiques du genre mais justement remis au goût du jour. Je pense franchement suivre le travail de cet auteur qui pour moi mérite d’être connue.

La main du diable :
Cette histoire est certes horrifique, mais elle est aussi très triste. On se retrouve au moment des procès pour sorcellerie. C’est l’histoire tragique d’un homme qui va tout perdre et qui va oser vendre son âme au diable pour assouvir sa vengeance.
J’ai aimé la construction de cette histoire. On commence par un petit peu d’histoire d’arrière plan. On apprend que les procès pour sorcellerie se succèdent et cela a une grande importance dans l’histoire. On apprend aussi qu’un homme par la passé a été victime de ce genre de procès. Cependant, par moment, la frontière entre victime et coupable est bien mince, et se sera le cas ici.
Notre homme va facilement passer du statut de victime à celui d’assassin pour en quelque sorte redevenir une victime à la fin.
Si le premier homme a utilisé les pouvoirs maléfiques à des fins presque triviales, le principal protagoniste nous fait nous interroger sur leur nécessité…
En effet, même si pactiser avec le Diable en personne et s’en servir pour se venger est répréhensible (et peu conseillé), l’auteur nous fait tellement nous attacher à son « héros » que j’en suis presque venue à comprendre l’action de l’homme. Et pour peu, à sa place, j’aurais fait la même chose.
L’auteur nous fait tellement nous attacher à cette famille (même si pourtant on ne la côtoie pas longtemps – ce qui montre la très bonne écriture de l’auteur selon moi) qu’on voudrait limite nous aussi nous venger. Cette histoire a aussi une partie morale.
L’homme, en se vendant au Diable, va perdre son âme et changer définitivement. La frontière est très mince entre le Bien et le Mal et l’auteur nous rappelle ici que l’on peut très vite basculer, et que même le plus respectable des hommes peut, sous certaines circonstances, lui aussi tomber.
J’ai aussi vraiment apprécié que l’histoire ne se termine qu’en partie à la fin. Cette fin reste ouverte et cela laisse planer cette atmosphère pesante, le mauvais côté étant que ça me donnerait envie de lire une suite qui n’existe pas forcément.
Cette nouvelle est pour moi une très belle réussite, accessible à la majorité grâce à son absence de gore (très peu de choses vraiment graphiques dans cette nouvelle, ou alors assez peu décrites pour vraiment choquer). Cette histoire n’est peu être pas horrifique, mais je pense que c’est ce qui pour moi, l’a rendu encore plus intéressante. L’horreur est présente, mais pas de façon brutale, amenée doucement, comme un voile de brouillard qui se déposera doucement sur le paysage. Et sur moi, ce genre de choses marche beaucoup plus que de me présenter des torrents de sang directement…

La poupée :
Voici un grand classique des histoires d’horreur… Une histoire avec une poupée ! Pour tous les gens qui comme moi « adorent » les histoires avec des poupées ou pantins maléfiques, vous adorerez cette histoire.J’ai vraiment une relation d’amour / haine avec ces poupées… Je les trouve terrifiantes (par exemple dans la saga Saw, à choisir, c’est encore la poupée sur son tricycle qui me fait le plus flipper…) et pourtant j’adore les histoires où elles apparaissent. 
Et encore une fois, cette histoire ne m’a pas déçu. Certes, on s’attend parfois à ce qui va arriver, mais pas dans un sens négatif… D’habitude, on sent se qui va se passer et du coup cela gâche l’histoire. Pourtant ici, même si on est conscient de ce qu’il se passe, cela ne gâche rien. On attend toujours la suite car il y a un mystère qui flotte. On veut comprendre l’histoire de cette poupée. D’où vient elle, comment une « si belle poupée » (de part la description elle a l’air très belle en effet) peut être finalement aussi horrible. L’auteur a su m’emmener dans l’histoire. Je me suis attachée à la famille et donc j’ai suivi leurs mésaventures jusqu’à la fin. Tout au long de l’histoire, on est dans une atmosphère très glauque, et l’auteur arrive à jouer avec nos sentiments. En effet, il y a toujours une lueur d’espoir, qui est utilisée comme un clignotant. On la voit puis on la perd pour la revoir plus loin. Le fait que tout espoir n’est jamais vraiment perdu nous fait tenir jusqu’à la fin avec l’envie immense de savoir ce qu’il va finalement se passer.
Même si la fin semble assez fermée, je dois avouer que je ne serais pas surprise qu’elle ne soit pas vraiment terminée… En tout cas, à voir avec la dernière nouvelle mais pour l’instant, ce recueil me donne vraiment envie de suivre les travaux de cet auteur !

L’homme en noir :
Cette nouvelle est pour moi très bien écrite. Tout le long, l’auteur m’a amené à me poser beaucoup de questions… Dans cette nouvelle, la frontière entre le réel et le fantastique est très mince. On bascule de l’un à l’autre très souvent. On suit deux personnages qui sont perdus dans ce paradoxe. On les croit souvent aux portes de la folie. Tout le long, on retrouve la présence d’un mystérieux homme en noir. Même si je me suis vite douté de l’identité de cette personne, l’auteur a su apporter assez d’importance à l’histoire elle même pour que l’identité de cet homme en noir ne soit pas le seul intérêt. Bien au contraire. Même s’il reste le centre de l’histoire, j’ai été tellement captivée par ce qui arrivait aux deux personnages principaux que connaître l’identité de ce troisième protagoniste n’a rien gâché pour moi. Par contre, même si j’ai adoré l’histoire, je dois avouer que j’ai mis du temps à la lire. L’ambiance est assez pesante et donc j’ai eu besoin de faire des « breaks » dans ma lecture. Mais pour moi c’est vraiment un bon point, cela montre que l’auteur sait vraiment s’y prendre pour écrire ce genre de choses ! La fin est vraiment géniale ! Je ne peux pas vous en dévoiler trop, bien sur, mais même si vers la fin on commence à avoir une idée du point final, elle est très bien orchestrée. Tout trouve enfin un sens et pourtant…. pourtant, on reste avec la sensation bizarre que même si toute cette histoire est finie, il y a sans doute bien plus derrière tout ça ! Au final, je dois avouer que j’ai apprécié tous les personnages, et le personnage le plus sombre est sans doute pour moi le plus réussi. Présent juste assez, sans l’être trop pour gâcher son aura, il est très bien décrit, et pour moi, l’auteur a su lui donner une très grande dimension mystique qui continuera à vous hanter en partie même après la fin du recueil. »

Retrouvez cette chronique du 31/07/2014 sur Au coeur de L’Imaginarium.

Pour vous procurer « La main du diable et autres contes macabres », cliquez ici !

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