Extrait de « La main du diable »

Main du diable copie  Avis aux amateurs d’horreur et de fantastique : « La main du diable et autres contes macabres » est disponible au prix de 3,99 euros !

Envie de découvrir un extrait ?

 

La Main du Diable

Chapitre 1

« Je m’appelle Adrian Slater. J’exerce, ou plutôt j’exerçais, la profession de chirurgien à Darkplace, une petite bourgade à dix kilomètres du comté du Lancashire. L’histoire que je vais vous conter est à peine croyable et si je ne l’avais vécue moi-même, je ne pourrais y croire. Si mes souvenirs sont encore exacts, tout a commencé par une froide journée de novembre, en 1721. Du moins, je le crois. Tout est confus, à présent. C’était il y a si longtemps…

Ma femme, Theresa, était partie au marché principal pour acheter des fruits et des légumes. Je voulais y aller à sa place afin qu’elle se repose, mais elle avait insisté pour s’y rendre malgré tout. Elle attendait notre premier enfant et je voulais lui épargner la moindre fatigue. Mais Theresa, malgré son état, débordait d’énergie et il était difficile de la faire changer d’avis lorsqu’elle avait une idée en tête. Sur la place du marché, elle croisa Helen Barton et c’est sans doute l’événement qui fit basculer nos vies.

Helen était la femme que je devais épouser, cinq années auparavant. Un jour où j’étais rentré plus tôt, je l’ai surprise en compagnie d’un homme. Par souci de pudeur, je me garderai bien de vous raconter ce qu’ils faisaient lorsque je suis entré dans la chambre, mais à cet instant, mon cœur se brisa et je décidai que cette femme infidèle sortirait de ma vie à tout jamais. Consciente de sa mauvaise action, elle me supplia de la pardonner en me jurant qu’elle m’aimait et qu’elle ne savait même pas pourquoi elle m’avait trompé. J’ai bien tenté d’oublier cette triste mésaventure, mais l’image d’Helen dans les bras de cet inconnu me hantait tant qu’un jour, je lui ai annoncé qu’il fallait nous séparer. Cette trahison était impardonnable et lorsque l’on aime réellement une personne, il est inconcevable que l’on puisse accepter de la faire souffrir à ce point. Malgré mes efforts, je ne pus lui accorder mon pardon. Furieuse d’être ainsi délaissée, elle promit de se venger de moi dès que l’occasion se présenterait. Son père, William Barton, déjà maire de Darkplace à l’époque, était un homme riche et influent, et je savais qu’il aurait les moyens de mettre ces menaces à exécution si sa fille unique le lui demandait.

Quelque temps plus tard, alors que je ne croyais plus à l’amour, j’ai rencontré Theresa. Elle était d’une beauté si troublante que je suis resté à la fixer durant plusieurs minutes, sans parvenir à détourner mon regard de son visage. Son teint diaphane, ses longs cheveux bruns bouclés et ses yeux verts immenses ne faisaient que refléter la beauté de son âme. Elle était la perfection faite femme et lorsque nous nous mîmes à parler, j’eus l’impression de la connaître depuis toujours, comme si j’avais retrouvé l’autre moitié de moi-même. Nous avions tant de choses à nous dire et pourtant, nous nous comprenions même dans le silence. Jamais je n’avais connu une telle symbiose avec un être humain et je n’imaginais même pas que cela fut possible. Rapidement, je l’ai épousée et ma profession nous assura un niveau de vie très confortable. J’appris qu’Helen n’était toujours pas parvenue à se marier. Sa réputation de femme aux mœurs légères qui avait résulté de notre séparation avait fait le tour de la ville. Aucun homme sérieux ne voulait s’engager avec une personne de ce genre, même si la perspective qu’elle devienne un jour riche grâce à l’héritage de son père incitait quelques prétendants avides de fortune facile à la courtiser.

J’ai encore le souvenir de l’agitation qui régnait à cette époque. Les procès pour sorcellerie s’étaient multipliés dans le Lancashire et, même à Darkplace, les bien-pensants cherchaient le Malin, caché peut-être dans le corps de leur voisin, de leur employeur ou de leur mari. Tout le monde pouvait être accusé de sorcellerie par n’importe qui, quel que soit le prétexte, vrai ou faux. Personne n’était à l’abri d’être arrêté au motif qu’un proche vous accusait de pratiquer le satanisme ou était certain de vous avoir vu léviter dans le ciel à la pleine lune. La justice, souvent expéditive, ne procédait qu’à d’inefficaces enquêtes où les pseudo-sorciers étaient toujours déclarés coupables. Le sort qui leur était réservé était la pendaison ou la torture inhumaine d’être brûlé vif en public sur un bûcher. Ce fut par pendaison que ses bourreaux décidèrent de punir Graham Moore pour ses liens avec le diable. »

(Extrait de la nouvelle « La main du diable » de Gaëlle Dupille, dans le recueil « La main du diable et autres contes macabres » – Editions L’Ivre-Book– Extrait également proposé sur Numilog, Amazon…)

 

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